Des dangers passés au crible : les résistances aux antibiotiques

Des dangers passés au crible : les résistances aux antibiotiques

Salmonelles et colibacilles résistants aux antibiotiques

Antibiogramme
© INRAE, DOUBLET Benoit

Des résistances à des antibiotiques récemment sur le marché ont émergé chez des salmonelles isolées de bovins. Les gènes en cause se trouvaient sur des éléments génétiques mobiles, ou plasmides, qui peuvent passer d’une bactérie à l’autre.
Des salmonelles isolées de bovins malades et résistantes à de nombreux antibiotiques :
> contenaient un plasmide apportant une nouvelle résistance au ceftiofur et non à la cefoxitine, qui :
      - coexistait avec une structure génétique particulière, appelée îlot génomique SGI1 et portant plusieurs gènes de résistance aux antibiotiques,
      - est probablement passé des volailles aux bovins et aurait donc un succès épidémiologique sans précédent,
> paraissent dérivées d’un même clone depuis 20 ans, car l’îlot SGI1 a très peu changé au cours du temps.

L’origine bovine des bactéries étudiées reste accessoire dans ces travaux, même si cette espèce animale est le réservoir de bactéries possédant l’ilôt SGI1. Il s’agit là d’exemples pour analyser l’origine génétique de l’émergence, de l’évolution et de la propagation des résistances. En effet, l’apparition régulière de nouveaux cas inquiète et demande une surveillance attentive.

Date de modification : 26 octobre 2023 | Date de création : 25 juin 2013 | Rédaction : Marion DUCHET-SUCHAUX